Citation du jour

"On est rarement maître de se faire aimer, on l'est toujours de se faire estimer."

Fontenelle, le centenaire.

# Posté le jeudi 28 février 2008 09:39

Les caractéristiques de la conscience dans "Combray"

La conscience chez Proust est triste, inquiète et malheureuse. Le sommeil est lui-même inquiet dès le début.
Selon le narrateur, la sensibilité fait le malheur de l'être humain, c'est automatique, l'on retrouve d'ailleurs cette figure avec Swann. Autrement dit, pour être heureux, il faut être sans intérêt et insensible.

La conscience ne reste pas en place, épouse les formes du monde extérieur. Elle est soit une église, soit un quatuor, un voyageur ou un malade par ex.

Pour Proust, il faut donc délaisser le réalisme, qui n'a pas d'intérêt contrairement à ce qui se passe dans sa conscience. Le réalisme est grossier et s'éloigne de l'essentiel.
Dès que l'on s'intéresse à la conscience on découvre un nouveau monde.
Un nouveau monde y compris littéraire, là où on ne l'attend pas, qui peut se trouver dans la conscience et offrir aventures et vertiges. La conscience offre les mille et une nuits

C'est un rappel de mythes qui paraîssent fous ou incroyables mais que Proust retrouve dans la conscience:

L'AT de la Bible
Le mythe de Dyonisos, Héra, Sémélée et Zeus
Le mythe des androgynes
La métempsycose.
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# Posté le lundi 25 février 2008 11:21

Le 'vertige de la conscience' chez Proust, Combray

Le Bonheur consiste à dire ce qu'est un homme qui somnole.
Avec l'épisode du voyageur (96 en GF), le narrateur passe du lit à ce voyageur à l'aide d'une proposition subordonnée relative: le détail secondaire fait alors grandir la phrase pour en finalité, en devenir l'essentiel.
On se retrouve dans le passé, puis on passe au présent, pour entrer dans une progression logique jusqu'au futur avec "va être". Toute cette narration est semblable à un vertige que le narrateur est en train de créer dans le but de nous faire nous égarer dans la somnolence, en d'autres termes nous inviter dans son univers.

Avec l'épisode du malade (p.96 de la même édition), l'oreiller à son tour semble demander la présence d'une métaphore (se référant aux "enfants joufflus").
Du passé au présent, puis en passant par le futur, le narrateur installe cette métaphore, comme un glissement lorsqu'il pense au malade et aux pensées de ce personnages.
Ce glissement est appuyé par la phrase complexe qui suit: "Quel bonheur, c'est déjà le matin". La difficulté réside dans le fait que nous ne savons pas qui parle à ce moment donné.

Les glissements grammaticaux créent également cette impression de vertige:
"à la douceur prochaine du retour" se refère à "qu'il doit" mais en est tellement éloigné que l'on en oublie la fonction.
"Formé[e]" p.97: la présence du -e final permet la création d'un vertige, d'une émotions dans la lecture et dans la réception du massage travaillé, mais n'en reste pas moins grammaticalement incorrect.

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# Posté le lundi 25 février 2008 09:56

Mais que se passe-t-il à l'intérieur?

mardi 25 septembre 2007
20 :53

Espoir en pagaille

C'est fou comme l'espoir peut surprendre et monopoliser l'esprit. Soudainement, sans que l'on ne demande rien. C'est encourageant. Je profite de ces quelques rares moments de vie qui m'envahissent et j'écris. Exprimer son bien-être éphémère, en gardant à l'esprit que cette sensation de plénitude s'en ira dans quelques minutes. Je regonfle mes esprits et vivote doucement. Après avoir broyé du noir toute la journée, je me fixe dans le miroir et souris. Un élan de joie, une prise de conscience positive. La magie de la vie. Le mystère d'un moral que je commence à apprivoiser avec ses hauts et surtout ses bas. Je crois être heureuse car je me sens libre ce soir. L'illusion de liberté a-t-elle un prix ?
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# Posté le mercredi 03 octobre 2007 07:29

Des souvenirs en masse...

Des souvenirs me reviennent en masse. Comme si, étouffés, ils resurgissaient, à l'aide de simples paroles prononcées, d'un peu de confiance, de recul et de maturité. Je prends conscience du néant d'où je reviens. Du rien qui m'a fait devenir une personne. Quand on est mort à l'intérieur, comment se lever et construire des édifices au sein d'une vie, semblable à une terre hostile, qui nous a été offerte comme pour nous indiquer le chemin d'une relative liberté ? En effet, l'être humain n'est pas fait pour ne pas produire. Bien au contraire, tout est un enjeu de taille au niveau de la création, dans les actes qu'ils génère, dans son machinal et presque naturel besoin de production. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai longtemps été morte à l'intérieur, au sein même de mon existence. Amorphe, sans autre vie que l'attachement métaphysique qui constitue une partie primordiale d'un être humain : son entité corporelle. Perdue, bien plus qu'un enfant qui sort du ventre maternel, j'observais sans comprendre mes semblables qui m'entouraient. Dans une bulle qui me paraissait tout à fait naturelle, et me protège encore à l'heure où j'écris ces quelques phrases. J'avais atteint mon but : j'étais une personne atypique. Pour mieux tout détruire ensuite et poursuivre la redondante fin de mon bien-être.

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 07:20